Stéphane Diémert est ancien élève de l’École Nationale d’Administration.
Le «tremblement de terre politique» de très forte magnitude provoqué par le jugement du tribunal correctionnel de Paris du 31 mars dernier, prononçant à l’encontre de Mme Le Pen une peine d’inéligibilité assortie d’une exécution provisoire insusceptible de recours immédiat, repose-t-il sur une analyse juridique trop sommaire de la situation de l’intéressée ? Il est permis de le penser, car une analyse approfondie du droit applicable nous conduit à une tout autre lecture des conséquences de ce jugement, dont on peut soutenir qu’il n’aboutira finalement qu’à priver Mme Le Pen de son mandat de conseiller départemental du Pas-de-Calais, et que l’exécution provisoire n’aura aucune conséquence juridique sur ses ambitions politiques nationales annoncées : candidature à une élection législative consécutive à une prochaine dissolution ou, surtout, d’une candidature à la prochaine élection présidentielle
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